la « Présence » n’a rien à voir avec les émotions qui émergent

.

Une personne m’exprimait que pendant un long moment elle s’était  sentie pleine, présente et joyeuse, mais que depuis un certain temps, un sentiment de tristesse revenait et que cela l’angoissait et la laissait de nouveau dans un vide. Voici ma réponse qui je crois pourra aussi vous aider à y voir plus clair :

Ce qui se passe c’est que tu confonds les vagues d’émotions qui surviennent avec cette présence que tu es vraiment. Je m’explique…

Dans la vie, surgissent des émotions, des expériences ou des pensées que nous appelons « positives » ou « négatives ». Cela, c’est un mouvement sans fin, ce sont les vagues qui émergent de l’océan. Jamais, au grand jamais personne ne pourra arrêter le mouvement de ces vagues. La présence que l’on peut goûter dans les moments dit « positifs » est toujours là, à chaque instant, simplement une idée raconte que cette présence se trouve quand les vagues sont au sommet (positives) et que cette présence n’est pas là quand les vagues sont creuses (négatives). Or, c’est faux !

Tant que tu voudras t’accrocher à une seule partie de la vague (la positive), tu n’iras que de déceptions en déceptions et tu continueras à croire que quelque chose ne va pas. La présence est l’océan tout entier et, que les vagues soient creuses ou pas, elles ne sont que des mouvements dans l’océan. Tu n’as pas à t’identifier à l’océan uniquement quand les vagues sont au sommet ! L’erreur est là.

Je t’assure que si lorsque les vagues sont creuses, rien ne raconte que cela ne devrait pas être comme ça, que ce n’est pas normal, que ce n’est pas juste, qu’il devrait y avoir une solution pour que cela soit autrement, que …  Si ça ne raconte absolument rien au sujet des vagues creuses, alors, il n’y a aucun problème avec ces vagues ! Elles ne font qu’apparaître et disparaître dans l’océan. Il n’y a vraiment aucun problème avec ça. Cela peut être moins confortable à vivre, bien sûr, mais le vrai problème c’est de croire l’idée que cela devrait être différent. Quand un moment de tristesse apparaît, si rien ne se raconte au sujet de cette tristesse, où est le problème ?

Fais-en l’expérience, ne me crois pas sur parole. Essaies ceci :

si tu sens de la tristesse ou du désespoir, demandes-toi ce qui est vraiment gênant avec ça et fait la liste de toutes les pensées et idées qui découlent de ces sentiments.

Puis, regarde qu’en réalité, tout ce que tu auras pu écrire sur cette liste c’est juste des idées, des pensées au sujet de ce qui est ressenti et pas du tout une souffrance directe liée à ce qui est concrètement ressenti dans l’émotion.

Ensuite, pose-toi la question suivante : comment je me sentirais maintenant si aucune de ces idées n’était là ? Sans toutes ces idées, comment je me sentirais maintenant ?

Tu vas voir, le problème ne se situe absolument pas dans le fait qu’une émotion triste apparaisse, mais seulement dans tout ce qui se raconte au sujet de cette émotion et que te crois !

Le défi, c’est de lâcher toutes les idées en les voyant pour ce qu’elles sont : juste des idées. Rien ne t’oblige à y croire et à embarquer avec elles.

Caroline

 P.S. : Si vous souhaitez entamer un travail dans ce sens ou que vous préférez être accompagné dans ce type d’exercice, sachez que je propose des entretiens individuels, des stages, des retraites et des groupes de rencontres. Des textes et des vidéos sont aussi régulièrement postés et accessibles gratuitement sur mon site et sur Facebook. Si vous voulez restez informés des nouveautés, n’hésitez pas à vous abonnez à ma chaîne Youtube et/ou à ma newsletter sur www.carolineblanco.com